Les misérables

de Victor Hugo




J'ai relu ce roman de Victor Hugo en 5 tomes sur ma liseuse. Ces e-book sont gratuits, ne passez pas à côté de ce chef-d'oeuvre!

Tome 1: Fantine

Je ne me souviens pas d'avoir lu les misérables depuis vingt ans, je ne crois pas non plus avoir vu de version cinématographique depuis celle avec Belmondo sur la deuxième guerre mondiale, pourtant je me souvenais d'absolument tout ce que contenait ce tome.
Se peut-il vraiment que ma mère nous ait lu la version intégrale quand nous étions enfant? Certainement car c'est à elle que je pense lorsque chaque épisode fort réapparait. le vol du pain bien sûr, la pièce de Petit-Gervais, les chandeliers, les dents de Fantine...

J'y ai découvert l'aspect politique car Hugo parle de Louis XVI, de la République, du choix du peuple. C'est à nous lecteurs qu'il s'adresse, il nous fait réfléchir. J'ai aimé son allusion à Claude Gueux que j'ai lu depuis, après l'épisode du vol du pain.
Il analyse avec nous l'âme de Jean Valjean, le changement qui s'est opéré en lui. Il dénonce la société qui abuse de la misère et entretient l'esclavage.

"Ces question faites et résolues, il jugea la société et la condamna. Il la condamna sans haine.Après avoir jugé la société qui avait fait son malheur, il jugea la providence qui avait fait la société.Il la condamna aussi."
"Libération n'est pas délivrance. On sort du bagne, mais non de la condamnation." 

"Qu'est-ce que c'est que cette histoire de Fantine? C'est la société achetant une esclave.A qui? A la misère. A la faim, au froid, à l'isolement, à l'abandon, au dénuement. Marché douloureux. Une âme pour un morceau de pain. La misère offre, la société accepte." 

"On dit que l'esclavage a disparu de la civilisation européenne. C'est une erreur. Il existe toujours mais il ne pèse plus que sur la femme, et il s'appelle prostitution.Il pèse sur la femme, c'est à dire sur la grâce, sur la faiblesse, sur la beauté, sur la maternité. Ceci n'est pas une des moindres hontes de l'homme."

Tome 2: Cosette

Je ne me souvenais pas qu'il donnait autant de détails sur les évènements politiques. Là encore, il  revient longuement sur la bataille de Waterloo, plus pour dresser le contexte que pour l'histoire en elle même si Thénardier est dans les parages et sauve la vie d'un officier...
J'avais aussi oublié  le passage du couvent même si je me souvenais de la pression de Javert alors qu'il vient chercher Cosette et de l'attitude des aubergistes.


Tome 3: Marius

Hugo ouvre ce tome en nous parlant du gamin de Paris, il nous le situe dans l'histoire, dans la ville.

"Somme toute et pour tout résumer d'un mot, le gamin est un être qui s'amuse, parce qu'il est malheureux."
"Le gamin de Paris aujourd'hui, c'est le peuple enfant ayant au front la ride du vu monde vieux."

"Le gamin est une grâce pour la nation et en même temps une maladie. Maladie qu'il faut guérir. Comment? Par la lumière."

A travers Marius, Hugo mène une débat entre royalistes et bonapartistes.

J'ai grincé des dents quand on apprend à la mort de son père que c'est lui que Thénardier a sauvé, et qu'il lui transmet en quelque sorte sa dette envers lui!

Ce n'est pas mon tome préféré, même si j'ai du mal à les dissocier les uns des autres. Certainement parce qu'on voit peu Cosette et Valjean.
L'auteur arrive quand même à nous maintenir dans un état d'inquiétude notamment quand le guet appens se profile et que Marius va voir l'inspecteur... Javert!!!
 J'aime la fin avec le retour du gamin. Ce petit garçon des Thénardier, mal aimé, Gavroche.


Tome 4: L'idylle rue Plumet et l'épopée sur Saint-Denis

Marius veut à tout pris retrouver Cosette. J'avais aimé la façon dons Hugo dépeint les sentiments amoureux qui s'éveille en lui quand il s'amourache de Cosette dans les jardins du Luxembourg.
Ici l'idylle prend forme.
Eponine aime Marius, mais quelle que soient leurs déconvenues, je n'arrive pas ç plaindre les filles Thénardier... Certainement à cause de leur enfance à l'auberge auprès de Cosette.

Gavroche chante, et j'entends déjà celle qu'il finira par chanter sur la barricade.

Tome 5: Jean Valjean

La donne change dans ce dernier volet.
Toujours l'importance du contexte politique bien sûr avec A suite de l'insurrection de Paris de 1832.

La mort (si bête) de Gavroche bien sûr que j'avais en tête dès qu'Hugo parle du gamin au début du tome 3.
"On est laid à Nanterre, 
C'est la faute à Voltaire, 
Et bête à Palaiseau, 
C'est la faute à Rousseau. 
Je ne suis pas notaire, 
C'est la faute à Voltaire, 
Je suis petit oiseau, 
C'est la faute à Rousseau. 
Joie est mon caractère, 
C'est la faute à Voltaire, 
Misère est mon trousseau, 
C'est la faute à Rousseau. 
Je suis tombé par terre, 
C'est la faute à Voltaire, 
Le nez dans le ruisseau, 
C'est la faute à..."


Encore une fois l'écriture est fine et complexe jusqu'au bout du roman avec l'intervention de notre ancien forçat qui sauve Javert et Marius. La torture intérieure ressentie par l'inspecteur et les préjugés que Marius continuent d'avoir à l'encontre de Jean Valjean.
On suit notre héros jusqu'à son dernier souffle, rendu un peu plus doux finalement par l'intervention (tardive) de Thénardier.

Tout est remonté à la surface avec la relecture de ce chef d'oeuvre. Merci maman! Un gros coup de coeur pour ce roman incroyable qui pousse le lecteur à remettre en question sans cesse la société.


Commentaires

  1. Un de mes classiques favoris : j'ai grand plaisir à le relire de temps en temps !

    RépondreSupprimer
  2. Une de mes oeuvres fétiches, que j'ai déjà relu une fois. Il y a toujours un souffle épique che Hugo et j'adore ses antithèses.... Il y a l'adaptation de J. dayan qui est bien

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Exactement! Je pense que je l'ai vu il y a longtemps car j'associe Valjean à Depardieu!

      Supprimer
  3. Je ne l'ai pas relu depuis…l'époque où je le lisais!!! Tu me comprendras!
    Un bel avis qui donne envie de relire! Merci!

    RépondreSupprimer
  4. coucou !
    Comment vas-tu ? je n'ai pas été très présente cette année, le boulot m'a pris beaucoup de temps mais ça devrait aller mieux avec mon nouveau taf.
    Quel courage pour les Misérables ! c'est un peu ma Moby Dick, je n'y suis jamais arrivée à bout ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ca va!!! Je mets deux mois à répondre mais je vais être un peu plus présente maintenant, j'espère qu'on aura l'occasion d'échanger à nouveau!

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Laissez une empreinte !