Comment ma femme m'a rendu fou

de Dimitri Verhulst


Quatrième de couverture:

Par désespoir, pour asticoter son monde et surtout pour se venger de son épouse qu’il déteste, Désiré Cordier, petit bibliothécaire retraité de son état, décide de simuler la maladie d’Alzheimer. Bientôt il se prend au jeu et s’amuse des réactions désemparées de sa famille. Il découvre là une liberté qu’il n’a jamais connue et un moyen sûr de s’éloigner de son entourage, et surtout de sa femme qui l’a toujours régenté. Il décide alors de se plonger dans les joies de la démence, la sénilité et l’incontinence… et finit par être interné dans une institution… La maison de retraite lui réserve quelques surprises, comme les retrouvailles avec son amour de jeunesse et la rencontre avec des pensionnaires aussi déjantés que lui. À travers des portraits féroces et hilarants, Verhulst, qui a un don sans pareil pour rendre le comique tragique, et vice versa, nous livre sa vision douce-amère du mariage.

Mon avis:

La quatrième de couverture m'a donné envie de lire ce roman car je trouvais l'idée très originale. Fuir sa vie, l'enfer quotidien dont il n'a jamais réussi à se libérer par un tour de passe-passe: se faire passer pour sénile. A la perspective de ce qu'il s'inflige (simuler Alzheimer et se retrouver enfermé dans un hospice) on imagine alors seulement la tristesse de ses journées, l'horreur de son mariage...

Le ton m'a plu. Frais, direct, le narrateur ne s'apitoie jamais sur son sort et fait preuve de beaucoup d'humour et d'ironie. J'ai aimé sa vision des choses, qu'il reprenne le contrôle de sa vie et les aléas de sa nouvelle existence.

Par contre j'ai eu beaucoup de mal avec ce dont il semble s'être privé toutes ses années et la vie à côté de laquelle il est passé. Ce qui m'a le plus dérangé, c'est ce qu'il fait vivre à ses enfants. Sa fille notamment vient vers lui, lui parle d'elle, se raccroche à un lien. Comme je lui en ai voulu de faire si peu de cas de ce qu'il lui inflige. Qu'il veuille se venger de sa femme, d'accord! mais là il est allé trop loin pour moi. Dans sa simulation de maladie, il pouvait se permettre un petit éclair de lucidité pour offrir à sa fille une simple parole tendre, une attention affectueuse qu'elle emporterait. Mais non! Passif toute sa vie et égoïste à la fin!!! Dommage car j'avais apprécié l'idée, le ton et l'humour de ce court roman!

Je remercie Célia Giglio et les éditions Denoël pour ce partenariat.
Traduit par Danielle Losman -  Janvier 2015

Commentaires

  1. J'avais lu de cet auteur La merditude des choses et j'avais détesté le style. Je ne suis pas allée au-delà des dix/quinze premières pages. Le narrateur était trop nombriliste aussi. Un défaut de l'auteur visiblement!

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    1. Oui j'ai été déçue par ce coté du livre. Je ne pense pas en lire un autre... et pas celui dont tu parles du coup!!!

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