Une fille, qui danse

de Julian Barnes


Quatrième de couverture:

Au lycée, ils étaient trois amis jusqu’à ce qu’Adrian se joigne à eux. Il était différent, brillant et plus mûr. Tous l’admiraient. 
Ils croyaient alors vivre dans un enclos et qu’ils seraient bientôt lâchés dans la vraie vie. Pourtant, les jeux étaient faits en partie. 
À l'université, Tony, le narrateur, fréquenta Véronica et découvrit que le corps des filles est parfois défendu comme la zone d’exclusion d'un pays pour la pêche… Quelques mois plus tard, il apprit qu’elle sortait désormais avec Adrian. De rage, il leur écrivit une lettre épouvantable… 

Pourquoi Adrian s’est-il suicidé? 

Quarante ans plus tard, le passé qui ressurgit révèle une terrible vérité. Elle bouleversera Tony et chacun des lecteurs d’Une fille, qui danse.


Mon avis:

L'auteur nous fait partager dans ce roman l'introspection d'un homme. Il revient sur sa jeunesse, son cercle d'amis intimes, l'arrivée d'Adrian, qu'il convoite et admire, leur réflexions philosophiques sur le monde, l'amour, la vie et puis son premier amour et sa première blessure!

J'ai beaucoup apprécié le style de l'auteur et la manière dont il mêle aux souvenirs la réflexion du narrateur qui sait que sa mémoire n'est pas sûre et qui a besoin de retrouver les faits.
J'ai aimé également les temps de retour au présent, dans lesquels le rythme change comme quand il se retrouve en contact avec Véronica et tente de reprendre un peu le contrôle de sa vie qui a l'air de lui avoir échappé. 

Par contre contrairement à ce qu'annonçait la quatrième de couverture, cette fin ne nous a pas bouleversés avec Tony (le narrateur et le lecteur!), on (oui, oui, je parle pour lui et moi!) réalise certes que tout n'était pas tel qu'on se l'était imaginé mais l'essentiel du roman pour moi est bien ailleurs que dans le secret d'Adrian!

Je me suis beaucoup attaché à ce narrateur à cause de cette façon de vouloir saisir la part de réel  dans ses souvenirs, la peur qu'avec l'âge il ne soit plus que le dernier dépositaire de certains moments de vie et de ne pas pouvoir les garder tels quels. Le besoin de trouver des témoins, de confronter des points de vue, de prouver que les choses ont réellement eu lieu. L'auteur décrit ainsi très bien cette angoisse qui accompagne la vieillesse quels que soient nos souvenirs et nos regrets.

Je remercie Anna Grinsnir et les éditions Folio pour ce partenariat!



Commentaires

  1. Il a l'air pas mal du tout ce roman, il va falloir que je vois cela.

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    1. un regard très intéressant sur ses propres souvenirs, ses regrets...

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