Dolores Clairborne

de Stephen King


Quatrième de couverture:
A Little Tall, on ne sait toujours pas exactement ce qui s'est passé il y a trente ans, et si l'accident qui, le jour de l'éclipse, a coûté la vie au mari de Dolores Claiborne était vraiment un accident...
Aujourd'hui, la vieille dame indigne est à nouveau soupçonnée : la riche et sénile Vera Donovan, dont elle est la gouvernante depuis des décennies, vient d'être découverte morte dans sa demeure.
Seul témoin et seule héritière, Dolores fait figure de coupable idéale. Elle n'a désormais plus le choix : elle doit passer aux aveux. Raconter les étranges phobies qui habitaient sa maîtresse, se souvenir de l'horreur qu'elle a vécut il y a trente ans. Dire toute la vérité : une vérité terrifiante.


Mon avis:
Je suis ravie d'avoir découvert ce livre qui était pourtant dans ma PAL depuis un long moment me semble-t-il....
J'ai été un peu surprise au début et j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans car l'énonciation est la même tout au long du roman. On est avec Dolores dans une salle d'interrogatoire et on y reste pendant 330 pages! Elle vide son sac car elle n'a plus le choix après la mort de sa patronne. En effet, tout le monde l'a toujours soupçonnée d'avoir tué son mari il y a trente ans et même si elle s'en est tiré à l'époque, elle est aujourd'hui la coupable désignée! Elle est donc dans cette pièce avec deux flics et une steno, et c'est elle qui parle tout le long. Il n'y a aucun dialogue même si on l'entend parfois réagir, mais sans lire ce que disent les autres!!!
Bref, ce style m'a un peu refroidie au départ et pourtant au milieu de ce flot de paroles ininterrompues je suis rentrée dans sa vie,  je me suis laissée happer par l'horreur de son quotidien et des démons qu'elle et que sa patronne ont dû affronter. J'ai aimé faire le lien avec une des nouvelles de Nuit noires étoiles mortes (1922) ou il est question aussi du meurtre du conjoint... J'ai aussi apprécié la façon dont King clôt le roman et nous en donne un peu plus sans rompre avec le style grâce à quelques coupures de journaux.



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